Ce monument est un bel exemple de l'architecture religieuse romane, gothique, du XVIIe siècle et rococo. L'Église Sainte-Marie d'Airães a une structure romane, de plan longitudinal, avec trois nefs, un chevet quadrangulaire simple et un clocher adossé à la façade latérale du sanctuaire.

Du bâtiment d'origine romane, à nef unique, il ne reste plus que le chevet, de plan rectangulaire, couvert d'une voûte en berceau brisé, et la partie centrale de la façade principale, orientée vers l'ouest.

Cette façade présente un portail qui est ouvragé comme les autres églises de la région et placé dans une structure pentagonale en pierre et en avancement sur la façade, afin de lui donner plus de profondeur.
Il faut souligner l'existence de structures en échelons, avec des couvertures diverses, et des toitures à une et à deux pentes. La façade principale, échelonnée avec la nef centrale, se termine par un pignon et un portique qui s'ouvre en gable, avec quatre archivoltes reposant sur des chapiteaux, ouvragés de motifs phytomorphes, dépourvues d'éléments décoratifs, dont la forme et la taille indiquent des solutions gothiques. Par contre, les ornements des bases et des plinthes suivent la tendance de la région.

Correspondant à une ancienne fondation, cette Église fait pendant longtemps preuve de l'acceptation des modèles de construction et des solutions d'ornementation typiques de l'art roman, l'une des caractéristiques les plus impressionnantes de l'architecture romane de Tâmega e Sousa.
À la base de l'Église, il y a des pierres de taille capitonnées, de type romain, suggérant l'existence d'une construction de cette époque dans les alentours, voire même d'une ancienne église paléochrétienne ou suévo-wisigothique.

À l'intérieur, à la suite de reconstructions successives, les nefs sont séparées par des arcs en plein cintre sur des piliers circulaires et puissants.
Chaque nef a une porte et deux fenêtres, et au fond, des retables en bois sculpté et doré. Le plafond est en bois avec un profil incurvé.
Il y a un arc triomphal brisé de deux archivoltes, reposant sur les colonnes d'un chapiteau sculpté et sur l'imposte, et le sanctuaire a sur le mur frontal une ouverture et un petit tabernacle. Le plafond est une voûte en berceau brisé.